La Seconde Guerre Mondiale

Problématique

Pourquoi un conflit de 6 ans, 20 ans après la DER des DER ? quelles sont les logiques de l'occupation allemande et les réactions que cela suscite ? pourquoi est-ce la « plus grande coupure du XXè siècle ? »

Introduction (voir la chronologie des RELATIONS INTERNATIONALES dans les années 30)

  1. Trois Etats sont mentionnées fréquemment (Italie, Allemagne et Japon), qui ont une politique expansionniste systématique et qui ont besoin d'avoir une puissance reconnue.
  2. S.D.N. (Société des Nations) : son but était de maintenir la paix et d'amorcer une politique de désarmement. La SDN est en échec et les règlements internationaux ne sont pas respectés (le Japon, l'Allemagne et l'Italie ont tour à tour quittés la SDN). Ceci montre que les démocraties sont lâches.

Plan

I- Les principales phases du conflit

1.1 La redoutable efficacité des forces de l'Axe

1.2 Vers le reflux de l'Axe puis la victoire des Alliés

II- L'Europe dans la Guerre (surtout l'exemple français)

2.1 Satisfaire les besoins allemands

2.2 Le système concentrationnaire nazi

2.3 L'Europe du refus : la Résistance

III- A l'heure des bilans

3.1 Du sang et des ruines

3.2 La volonté de constuire un monde nouveau

I- Les principales phases du conflit

1.1 La redoutable efficacité des forces de l'Axe

L'Axe est constitué de l'Allemagne, du Japon et de l'Italie où l'on a un système totalitaire dans ces trois pays.

Analyse du document 1 page 13 :

Ce document est la déclaration d'un gradé allemand sur la campagne de l'Ouest de 1940 qui est extrait d'un livre de Basil H. Lidell Hart (« Les généraux allemands parlent ») paru en 1948, donc après la guerre.
Campagne de France : début le 10 mai 1940, fin le 22 juin 1940, soit 6 semaines de guerre. Les Allemands sont entrés en guerre le 3 septembre 1939.

Complément :

La stratégie allemande repose sur le plan Manstein. C'est une offensive systématique et indirecte, l'Allemagne attaque les Pays-Bas et la Belgique pour provoquer une réaction de la France et de la Grande-Bretagne au Nord pour ensuite les prendre au revers. Ce plan n'est pas une victoire totale, parce que les armées françaises et anglaises ne remontent pas suffisamment au nord et parce qu'une partie de ces armées vont parvenir à s'échapper lors de l'épisode de Dunkerque (350 000 soldats traversent la Manche du 28 mai au 4 juin). Les armées allemandes poursuivent leur progression sur le territoire français et le 15 juin, ils sont à Paris qui a été déclarée « ville ouverte », le 19 juin, ils sont à Nantes, à Brest et à Lyon. Face à une telle situation, le 22 juin, la France signe l'Armistice qui va donner une nouvelle configuration à la France selon une ligne de démarcation : la partie Nord, avec tout le littoral Atlantique (ainsi la France ne peut pas recevoir d'aide), est contrôlée par les Allemands et la partie sud est appelée la France de Vichy.
La France est la seconde victime de l'efficacité des armées nazies (la première était la Pologne, attaquée le 1er septembre 1939, et qui en moins de trois semaines a été vaincue et divisée.).
Au mois d'avril 1940, deux pays ont été envahis par l'Allemagne : le Danemark et la Norvège pour protéger ses livraisons de fer avec la Suède.

Analyse du document 2 page 13 :

Ce document était à l'origine un discours radiodiffusé du début du mois de juin 1940 de Churchill, Premier Ministre, il remplace Chamberlain, qui disait qu'Hitler était un « gentleman ». Churchill a un ton convaincu, il utilise la répétition systématique de certains termes et le futur, par exemple : on retrouve l'expression « nous nous battrons » 7 fois, ce qui indique une détermination sur le long terme.

Analyse du document 2 page 15 :

Ce document est un discours radiodiffusé de STALINE du 3 juillet 1941 [il est secrétaire général du PCuS (Parti Communiste Soviétique) et il est aussi chef de L'Etat Soviétique depuis la fin des années 20]. Le terme joug signifie pouvoir, partage.
Situation militaire de l'U.R.S.S. : en août 1939, l'U.R.S.S. avait signé un traité avec l'Allemagne. Staline est « convaincu » qu'Hitler ne l'attaquera pas mais il se doutait que c'était plutôt un accord tactique, Hitler détestant le bolchevisme.
Depuis le 22 juin 1941, ces deux pays sont en guerre, l'Allemagne a attaqué l'U.R.S.S. lors de l'opération Barbarossa qui était d'abord prévue en mai 1941, elle a été décalée pour aider les Italiens qui étaient en difficulté en Grèce, les troupes allemandes ont tout d'abord envahi la Yougoslavie puis la Grèce, respectivement en avril et mai 1941. Cette opération a été prévue en mai parce qu'à cette époque la terre est asséchée.
Résultats de cette opération : les Allemands ont gagné plusieurs kilomètres de terrain. En décembre 1941, ils se trouvent à Leningrad, ancienne capitale de l'U.R.S.S., située « près » de Moscou et occupent l'Ukraine, leur grenier à blé.
Staline attend de son peuple une réaction vive pour empêcher les Allemands de progresser voire les faire reculer. Pour lui, c'est une guerre légitime.
Ses deux étapes :
  1. libérer le territoire soviétique (« le salut de la patrie » (l.15)
  2. aider les peuples européens dominés par l'Allemagne (Pologne, Roumanie, Grèce) pour les libérer. En 1939, c'étaient des occupants et en 1941, ce sont des libérateurs. (l.25 et suivantes)
Il fait croire à la population que l'U.R.S.S. a des renforts (« nos fidèles alliés ») qui seront les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
Ce texte est donc un texte de propagande.
L'opération Barbarossa est relancée en 1942 après une interruption durant l'hiver 1941 (les troupes allemandes ont été bloquées par les neiges dès octobre), là l'Allemagne conquiert le Caucase (région riche en pétrole) et également ils s'emparent de Stalingrad (ville de Staline) qui sera occupée de septembre 1942 jusqu'en février 1943.

Finalement la Blitzkrieg atteint ses limites parce que les bases sont trop éloignées et le ravitaillement est donc difficile. En 1942, cette guerre évolue en guerre d'usure (on est déterminé à ne plus lâcher quoi que ce soit à l'ennemi), pendant 5 mois, les Soviétiques et les Allemands vont s'entre-tuer pour 5 km²

Analyse du document 1 page 17 :

Ce document est un fond de carte où est représenté l'expansionnisme japonais de 1933 à 1942 : il contrôle une grande partie du Pacifique. Jusqu'en 1939, il n'attaque que des territoires asiatiques (Corée, Mandchoukouo (ex-Mandchourie), et littoral chinois). A partir de 1940, le Japon attaque des territoires asiatiques qui appartiennent à des Européens (Indochine, Philippines, Thaïlande, Birmanie... ) En 1942, le Japon a donc une sphère d'influence imposante dans le Pacifique.

Complément :

Le 7 décembre 1941, les Japonais se sont attaqués à une île de l'archipel d'Hawaii, Pearl Harbor qui était une base militaire étasunienne importante, les Américains ont perdus plus de 600 hommes et de nombreux bâtiments de guerre lors de cette attaque-surprise. Le lendemain, le 8 décembre 1941, les Etats-Unis réagissent et entrent en guerre, le conflit s'est mondialisé : tous les continents sont concernés.
Première riposte américaine en juin 1942 lors de la bataille de Midway qui fut désastreuse pour le Japon. Deuxième bataille en août 1942 à Guadalcana. Finalement, le Japon a atteint son expansion maximale.

1.2 Vers le reflux des forces de l'Axe puis la victoire des Alliés.

Analyse du document 2 page 19 :

Ce document est un texte signé le 14 août 1941, il porte le nom de Charte de l'Atlantique et est constitué de 8 articles.
Article 1 : On y trouve le nom des signataires de l'accord (Royaume-Uni et Etats-Unis(à cette date, les Etats-Unis ne sont pas encore en guerre) et leur but. Complément : En 1939, la loi « cash and carry » (payez et emportez) est votée, ici les Etats-Unis montrent leur volonté de rester « neutre ». En mars 1941, la loi « prêt-bail » est votée, elle décide de fournir des armes à tout pays dont la menace de la liberté est prouvée, ils ne paieront pas ces armes immédiatement mais dans 5 ou 10 ans, ici, les Etats-Unis indiquent qu'ils veulent préserver la liberté.
Article 6 : Il est consacré à l'opposition au nazisme : « aucun agrandissement territorial ou autre », ils ne cherchent pas à faire des conquêtes, ce sont deux pays altruistes, généreux qui s'engagent sans contrepartie.
Article 2 : Ici, leur prétendu désintérêt est confirmé et l'idée de liberté apparaît.
Article 3 : Les Etats-Unis et le Royaume-Uni confirment qu'il faut préserver la liberté et ajoutent que chaque Etat doit être libre de choisir son type de gouvernement.
Articles 4 et 5 : La Charte ajoute ici que l'économie et les déplacements doivent être libre entre les pays. Les signataires ont ici un esprit d'entraide qui leur est profitable.
Article 7 : Cet article reprend l'idée de liberté et de paix.
Article 8 : L'idée de paix à restaurer est à nouveau présente, il parle également d'une organisation qui remplacerait la S.D.N. qui apparaîtra après la guerre sous le nom d'O.N.U., les adhérents à cette Charte y proposent également le désarmement.
Les Américains et les Anglais ont défini un ennemi commun : le nazisme. C'est la première fois que deux pays unissent leurs efforts contre le nazisme.
Ce texte sera à nouveau signé en janvier 1942 par 25 pays différents qui seront appelés dorénavant les Alliés.

Effets de la signature de cette Charte :

  1. débarquement en Afrique du Nord :
    En novembre 1942, le Maroc et l'Algérie sont libérés. Ensuite la Tunisie puis la Sicile et enfin le sud de l'Italie (juillet 1943) seront libérés. Au mois de septembre 1943, le roi Victor Emmanuel III va enfin réagir : il chasse Mussolini du pouvoir, officiellement, et il demande l'Armistice. Malheureusement, les Nazis envahissent la péninsule italienne jusqu'à Naples, le processus de libération de l'Italie va être bloqué pendant un an.
  2. débarquement en France, en Normandie (voir document 1 page 21 et la page 9) :
    Le 6 juin 1944, l'opération « Overlord » est lancée sous la direction d'Eisenhower et de Montgomery.
    Quelques chiffres : 4 300 navires (dont 2 000 pour la journée du 6 juin avec à leur bord 132 000 hommes) et 10 000 avions accompagnés de 2 millions de soldats américains, de soldats britanniques et canadiens.
    Malgré la quantité de matériel utilisé, il faudra deux mois aux Alliés pour parcourir 120 kilomètres et libérer une partie de la Normandie. Le général Patton a déverrouiller le « verrou » d'Avranches lui permettant de libérer la Bretagne.
  3. débarquement en France, en Provence, à Toulon :
    A partir du 15 août 1944, l'opération « Dragon » permet de prendre les Allemands en étau. La France est occupée entièrement depuis le 11 novembre 1942.
Sur le front est, les Soviétiques reconquièrent progressivement tout leur territoire. A partir de 1943, la situation est débloquée. Au mois de mars 1944, ils se trouvent sur la frontière roumaine et ils vont commencer à envahir tous les pays étrangers occupés (Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, Hongrie) avec l'armée rouge puis ils envahissent l'Allemagne. Le 25 avril 1945, la 5e garde soviétique et la Ire armée américaine établirent le contact à Torgau, sur l'Elbe, au nord-est de Leipzig. La guerre prend fin le 8 mai 1945, la libération de l'Europe est terminée et la capitulation allemande est signée. Deux capitulations ont été signées : l'une, le 7 mai au soir entre Jodl et Eisenhower à Reims, l'autre, le 8 mai entre Keitel et Joukov, représentant l'U.R.S.S. à Berlin. Face à une telle situation, Hitler s'était suicidé le 30 avril 1945, dans un bunker. Son camarade, Mussolini sera fusillé puis sera pendu et mis en morceaux par la population italienne qui les éparpillera un peu partout.

Analyse du document 2 page 21 :

Présentation d'une tentative de contre-offensive allemande. Malgré une bonne douzaine d'attentats contre lui, dont un en juillet 1944 qui a failli lui coûter la vie, Hitler reste en vie. Ce texte est un texte de propagande : il nie complètement la réalité. C'est dans la dernière phrase de ce texte qu'Hitler parle d'une tentative d'offensive qui sera lancée le 16 décembre 1944 avec un résultat quasiment nul, elle constituera la Seconde Campagne de France, tous ses hommes seront appelés. Un peu plus haut, il parle de ce qui peut diviser les Alliés (lignes 3-4). Pour lui, c'est une alliance de contre-nature. Il se dit qu'il peut faire exploser cette alliance, il veut ainsi donner du courage à ses troupes.

Analyse du document 3 page 21 :

Ce texte illustre ce qui se passe en Asie, c'est un discours radiodiffusé de l'empereur Hirohito paru le lendemain, le 16 août 1945. Le 2 septembre 1945, la guerre se termine en Asie.
§ 1 et 2 : l'Empereur utilise le même procédé que Louis XIV : il ne dit pas Je mais Nous.
Le 1er et le 3e paragraphe sont à mettre en rapport :
§ 1 : il envisage la capitulation militaire de son pays, il semblerait que des émissaires se soient rencontrés. § 3 : il explique le pourquoi qui le pousse à capituler malgré la très mauvaise réaction de son peuple qui le vivra très très mal, le taux de suicide est très élevé : la bombe atomique est plus forte que toutes les armes réunies qu'il a en main.
Le Japon a en effet été touché à deux reprises par la bombe atomique, nouvelle arme de guerre : tout d'abord, le 6 août 1945 à Hiroshima où 130 000 personnes ont été tuées en quelques secondes, puis le 9 août à Nagasaki avec 80 000 morts. Ces bombes atomiques ont été lancées sous l'ordre du nouveau président américain Truman, qui remplace Roosevelt, il a pris une très lourde décision mais sinon, la résistance japonaise n'aurait pas céder et ceci aurait mis en danger la vie de soldats américains. Ces deux bombardements ont épuisé le Japon et l'ont poussé à prendre cette décision.
L'empereur Hirohito affirme que « La guerre a duré près de quatre années » : quatre années mais seulement contre les Américains, leur guerre contre l'Asie étant commencée depuis 1931.
Il voit les Japonais comme des bienfaiteurs de l'Asie alors que ce n'étaient que des envahisseurs voulant assouvir leurs ambitions.

Bilan :

La guerre mondiale est enfin finie après six ans de combats acharnés (1er septembre 1939 / 2 septembre 1945), cette guerre a été encore plus grande que la précédente qui n'avait duré que quatre ans. carte de la Puissance de l'Axe à son apogée

II - L'Europe dans la guerre (surtout l'exemple français)

2.1 Satisfaire les besoins allemands

Analyse du document 2 page 27 :

Ce texte est un discours du ministre allemand, Albert SPEER datant de 1943 qui est plutôt un texte de propagande. Il va s'intéresser à l'Ouest de l'Europe et plus particulièrement à la France. (Sauckel est le ministre de la main-d'œuvre.) La France va aider l'Allemagne en lui fournissant de la main d'œuvre et en fabriquant des biens de consommation courante et de l'armement.
La France a été mise à contribution au niveau économique :
  1. Produits à fournir :
  2. Main d'œuvre :
Raisons des demandes allemandes : Conséquences dans les pays occupés :

2.2 Le système concentrationnaire nazi

Utilisation des documents de la page 32 à 35 et du film « Nuit et Brouillard » d'Alain Resnais.

2.2.1 Etapes historiques

2.2.2 Fonctionnement des camps :

2.2.3 Les déportés : catégories différentes

Les déportés sont entre autres des homosexuels, des Juifs, des Tziganes, les Témoins de Jéhovah, les Asociaux et les Apatrides. Ces déportés étaient acheminés vers un nombre conséquent de camps, on peut citer Auschwitz et Treblinka pour l'extermination et Gross Rosen et Dachau pour la concentration. Ils viennent de 22 nations différentes (cf. carte 2 page 35). La quantité de victimes est impressionnante : 9 millions au total dont 5 à 6 millions de victimes d'origine juive, on peut donc qualifier ces exterminations de génocides, celui des Juifs est appelé la Shoah.

2.2.4 Les concepteurs du système concentrationnaire :

Ce sont Hitler et ses théories racistes, Himmler, le chef des SS, son bras droit, Reinhard Heydrich. Les capo, des prisonniers ayant commis de lourdes fautes, ont toutes les sales besognes et le chef SS se contente de regarder. Les groupes industriels ont participé au développement des camps comme I.G. FARBEN, AEG, SIEMENS qui fabriquaient des produits chimiques ou des produits nouveaux. Le gaz Zyklon B est issu de leurs recherches, c'est un puissant insecticide qui a servi à exterminer dans des chambres à gaz.

2.2.5 Le cas de la France :

2.3 L'Europe du refus : la Résistance

Analyse du document 2 page 45 :

C'est une affiche utilisée en 1942 et incitant à servir dans la LVF sous un uniforme allemand pour collaborer sur le front Est pour combattre les Soviétiques. Ceci est un phénomène de collaboration très poussé que l'on appelle collaborationnisme.

Analyse du document 5 page 37 :

Il illustre le fait que la Résistance n'a aucune frontière, la Résistance a existé dans toute l'Europe. Ici, on présente le cas de la Grèce, occupée par les Nazis depuis avril 1941, on voit que la Résistance est le fait des deux sexes. Cette résistante a été arrêtée, mise en prison, torturée puis exécutée, résistant jusqu'au boutisme. Il existe des mouvements de Résistance internes à l'Allemagne comme celui de la Rose Blanche (créé par Hans et Sophie Scholl qui ont été tous deux exécutés (en février 1943)).

Analyse du document 3 page 47 :

Ce document est un texte d'Henri Frenay : officier de carrière, démissionnaire de l'armée d'armistice en janvier 1941, il fonde le mouvement de résistance Combat. Ce texte est extrait du tome 1 de « La nuit finira, mémoires de résistances ».
Première étape dans son cheminement idéologique : 1940 / 1941 : il est proche de Pétain pour la signature de l'armistice malgré que celui-ci accepte de collaborer croyant à un échange équitable, ce qu'il montre lors de sa rencontre avec Hitler à Montoire sur le Loir.
Deuxième étape : 1941 / 1944 : il se sent plus proche de De Gaulle comme Pétain « cédait aux exigences allemandes » (ligne 11) et appliquait des « mesures d'inspiration nazie » (ligne 12).
En 1940, de Gaulle combat contre les Allemands, au mois de juin, Paul Reynaud l'appelle au poste de sous-secrétaire D'Etat à la Guerre, au bout de 11 jours, de Gaulle démissionne et quitte la France refusant la défaite. Le 18 juin, il lance son appel à poursuivre le combat qui est considéré comme le bulletin de naissance de la Résistance dont le père est de Gaulle. L'expression « propagande officielle défigurait les traits » montre qu'on l'a vu avec un œuil suspicieux.
Frenay restera sur territoire français et appartiendra à la Résistance. En 1944, les Résistants qui sont restés en France sont appelés les F. F. I. (Forces Françaises Intérieures). Depuis 1940, elles sont constituées de plusieurs types d'organisations différents : les réseaux qui mènent plutôt une action militaire (sabotages, évasions de prisonniers, récupération de vivres et d'hommes parachutés) ; les mouvements, chargés d'informer et de sensibiliser la population par le biais de tracts ou de journaux comme Combat, collecter des renseignements, espionner ce qui se passe chez les Allemands, ce sont des groupes plus pacifistes ; les maquis sont des organisations militaires se trouvant dans des zones difficiles d'accès, où les Nazis ne pouvaient pas intervenir, comme à St-Marcel (près de Malestroit) ou au Vercors (Alpes du Sud). Tous ont accompli une tâche importante.
De Gaulle a envoyé un envoyé spécial, Jean Moulin, en France, pour fédérer ces différents groupes face à l'émiettement de la Résistance. En mai 1943, Jean Moulin crée le C. N. R. (Comité National de la Résistance) qui a deux objectifs : participer à la libération du territoire français et préparer l'avenir politique de la France libérée et cela va donner lieu à un programme de la C. N. R. en mars 1944.

Analyse du document 1 page 47 : appel du 18 juin 1940

§1 : Pétain et ses actions sont dénoncés : « gouvernants de rencontre », « cédant à la panique », « servitude » signée avec l'armistice.
§2 : « rien n'est perdu » : de Gaulle a des signes d'espoir : la guerre est encore limitée dans l'espace, en août 1940, la guerre n'est pas encore mondiale. Des « forces immenses n'ont pas encore donné » : les empires coloniaux laissent entrevoir la possibilité d'avoir des hommes, des terres et pourquoi pas du matériel mais il n'y a presque pas d'usines dans ces pays.
§3 : il demande aux Français de choisir leur camp qui est forcément celui de De Gaulle. Malgré son appel, peu de Français le rejoignent. Ceux qui vont le rejoindre seront appelés les F.F.L. (Forces Françaises Libres) (y compris pour ceux qui sont en Afrique du Nord)

III - A l'heure des bilans

3.1 Du sang et des ruines

Analyse du document 3 page 55 :

  1. Quantité totale de morts durant cette guerre : entre 40 et 50 millions soit 5 fois plus que pour la Première Guerre Mondiale.
  2. Quasi-égalité entre militaires et civils
  3. Grande différence selon les pays : Il y a des pays « martyrs » comme l'U. R. S. S. et des pays épargnés comme le Royaume-Uni.
  4. La France a eu 0,6 millions de morts soit plus de deux fois moins que pour la Première Guerre Mondiale où la France avait perdu 1,4 millions de personnes.
Explications :
  1. La longueur du conflit,
  2. L'extension géographique : la plupart des continents y ont participé.
  3. Exactions humaines : « L'homme est capable de donner des leçons au Diable. » (Malraux), camps, otages, technique militaire en progression (bombe atomique), dérapages militaires : à Katyn, on a retrouvé une fosse commune de 5 000 cadavres de soldats d'origine polonaise tués par les Soviétiques à leur arrivée en 1939 et en France, à Oradour-sur-Glane (petite ville près de Limoges), sur le chemin d'une division allemande en pleine déroute : ces soldats ont enfermé 650 personnes de cette ville dans leur église.
    Les criminels de guerre responsables de ces exactions ont été jugés lors des procès suivants :

Analyse du document 4 page 55 :

Ce texte est extrait du livre L'Allemagne de l'Occident, 1945-1952 écrit par Alfred GROSSER. Il montre quelle est la situation économique de l'Allemagne en 1945 : son économie est ravagée, le pays est totalement exsangue, les dégâts matériels sont très importants, et les voies de communication sont détruites.
L'expression « Allemagne, année zéro » montre le fait qu'elle n'a plus qu'à tout recommencer.
Les origines de ces destructions massives sont : les bombardements alliés (Dresde a été détruite à 75 %) (lignes 1 à 3), les combats terrestres de janvier / mai 1945, la politique de la terre brûlée (ligne 4) qui consiste à brûler tout ce qui peut être utilisable par l'ennemi avant de fuir.
Situation de la population allemande : déséquilibre dans la composition de la population (ligne 14), déséquilibre entre la ville et la campagne résultant d'un exode massif des citadins (lignes 9 et 10), des migrations qui se sont concentrées vers le centre de l'Allemagne (lignes 10 à 14) à cause de la crainte des Soviétiques et des Alliés.
Ce pays est complètement ravagé comme d'autres pays européens, c'est pour cela que la période de l'après-guerre est difficile à gérer.

La volonté de construire un monde nouveau

Analyse du document 1 page 19 :

Carte avec des figurés ponctuels situant les lieux des réunions interalliés.
Conférences importantes : août 1941 : charte de l'Atlantique, avril/juin 1945 : deuxième Conférence de San Francisco, février 1945 : Conférence de Yalta, juillet/août 1945 : Conférence de Potsdam.
Elles ont pour but de définir une stratégie de lutte contre les nazis et de préparer l'après-guerre.

Analyse du document 1 page 61 :

Préambule de la charte des Nations-Unies signée le 26 juin 1945 par 51 Etats. C'est une organisation beaucoup plus importante que la SDN et qui concerne beaucoup plus de domaines.

Analyse du document 1 page 68 :

Ce texte a été signé à la fin de la conférence de Yalta (en Crimée : sud de l'Ukraine) qui s'est tenu en février 1945, redigé par les 3 pays présents à cette réunion : les Etats-Unis représentés par Roosevelt, l'URSS par Staline et la Grande-Bretagne par Churchill. A cette date, la guerre n'est pas encore finie et l'Armée Rouge est encore en plein effort.
§2 : on parle de la future ONU qui sera créée le 26 juin 1945 à la fin de la conférence de San Francisco.
§1 et 3 : on y parle de l'Europe : dans le premier paragraphe, on parle de l'Allemagne et de l'Autriche : obtention de la capitualation de l'Allemagne (ligne 3), occupation militaire de l'Allemagne et de l'Autiche par 4 puissances d'occupation (ligne 6 et suivantes) (voir document 3 page 69), et la dénazification de ces deux pays, des enquêtes à la population seront effectuées ; dans le troisième paragraphe, on aborde le sujet des pays européens qui ont été occupés par les Nazis : y rétablir des cadres politiques (ligne 8, §3), y organiser des élections afin d'y mettre en place une démocratie (signification aux USA : pluralisme politique ; URSS : démocratie populaire avec un seul parti politique)
Cette conférence est suivie de celle de Potsdam (participants : Staline, Truman, Attlee (nouveau premier ministre britannique)(la guerre est terminée), où l'on va préciser les choses par rapport à Yalta surtout en ce qui concerne les territoires : le tracé des frontières est rectifié, l'URSS a gagné ainsi d'importants territoires, la Pologne s'est étendue avec un littoral plus important, l'Allemagne a perdu tous les territoires qu'elle avait annexés et également la Prusse Orientale, deux communes sur la frontière alpine ont décidé de devenir françaises (Brig et Tende) ; des zones d'occupation ont été définies en Allemagne et en Autriche (voir carte page 57)
NB : Tous les documents mentionnés ici sont contenus dans le livre d'Histoire de Terminale L, ES et S de chez Bréal